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Seuil record, un euro vaut presque un dollar

 
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On vous en parlait il y a peu dans notre article consacré à la hausse des prix, l’euro dégringole depuis plusieurs mois jusqu’à avoir atteint, ce 11 mars 2015, le rapport critique de 1 euro = 1,05 dollar. Mais quelles sont les raisons de la dévaluation de notre monnaie et à quoi devons-nous nous attendre pour les mois à venir ? PVS s’est penché sur le sujet.

Selon les spécialistes, mais surtout d’après le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) lui-même, Mario Draghi, la parité dollar/euro favoriserait une reprise de l’économie européenne qui semble connaître quelques difficultés à repartir. Force est de constater que ces difficultés ne sont pas propres à une partie de l’Europe mais bien généralisées à l’ensemble de ses membres.

Un plan, deux étapes

Ce plan de relance économique se déroulera donc on en deux étapes. La première a tout simplement été de faire chuter la valeur de l’euro par une baisse des taux bancaires. En effet, ceux-ci ont été réduits à leur plus simple expression (0,05%) afin de permettre un recul de la monnaie. Cette étape n’étant pas suffisante pour atteindre l’objectif fixé, une seconde étape vient d’être mise en place et sera prolongée jusqu’en septembre 2016, l’augmentation de la taille du bilan par le rachat de titres de la dette publique. Ce rachat devrait permettre un assainissement de la zone Euro ainsi qu’une mise à niveau de l’euro face au dollar.

Si vous vous demandez à quoi peut servir la dévaluation de la monnaie, elle permet de favoriser les exportations mais, à contrario, aura des conséquences néfastes sur les importations (cf. la hausse des prix) généralement traitées en dollars. Ce qui, en soi, est problématique pour bon nombre de secteurs ne produisant pas ce qu’ils vendent.

Pour l’avenir, quelles prévisions?

Il est difficile d’affirmer ou de réfuter les scénarios envisagés par les différents spécialistes car, malheureusement, l’ensemble des données ne peut être maîtrisé. Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’avec le seuil record atteint cette semaine pas l’euro, quelques milliards de dollars ont déjà quitté l’Europe afin de rejoindre des cieux plus cléments. Et que si l’Europe est en pleine remise en question économique, les États-Unis, eux, affichent un taux de croissance intéressant qui devrait flirter avec les 3% cette année.

Affaire à suivre…




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